Published: Mar 3, 2026
Nous sommes fiers d’annoncer un nouveau partenariat avec Bellona ainsi que le lancement du Centre pour la restauration marine à Kabelvåg, dans les îles Lofoten. La fondation environnementale y collaborera avec des chercheurs, des développeurs de technologies, des entreprises et des communautés locales afin de faire face à l’une des plus graves crises écosystémiques d’Europe.
Depuis les années 1970, une immense zone de 5 000 kilomètres carrés le long des côtes du nord de la Norvège est passée d’une forêt luxuriante de laminaires à un désert stérile d’oursins. Cette transformation a entraîné une perte considérable de capacité de stockage du carbone et de biodiversité, ainsi que la disparition annuelle de 50 000 tonnes de gros poissons. Elle est due aux activités humaines, principalement à la surpêche passée des prédateurs des oursins, tels que la morue et le poisson-loup.
— Pour nous, chez Norrøna, il est tout naturel de collaborer avec la Fondation Bellona sur cet important projet marin,
Jørgen Jørgensen, dirigeant de Norrøna de quatrième génération.
— Pas seulement parce que nous sommes une entreprise responsable, qui s’impose des normes environnementales strictes et qui s’engage de manière générale en faveur de la protection de la nature. C’est aussi parce que la Norvège du Nord nous tient tout particulièrement à cœur. Nombre de nos collections et produits les plus importants s’inspirent de la nature du Grand Nord. Nous proposons également plusieurs visites guidées et initiatives touristiques passionnantes dans la région. Jusqu’à récemment, peu d’entre nous avaient conscience de la crise environnementale qui se déroule au large de nos côtes. Le fait que les fonds marins soient passés d’une forêt de laminaires luxuriante à un désert d’oursins est extrêmement préoccupant. Il est donc tout naturel que Norrøna réponde présent lorsque Bellona nous invite à participer à cette collaboration visant à restaurer les forêts de laminaires norvégiennes.

— Les écosystèmes de la planète sont largement affectés par l’activité humaine. À l’avenir, restaurer la nature afin de rétablir l’équilibre des écosystèmes occupera une place de plus en plus importante dans la lutte internationale pour le climat et l’environnement. En Norvège, nous devons commencer juste devant chez nous, le long des côtes du nord du pays,
déclare Joakim Hauge, directeur mondial de la science et de la stratégie à la Fondation Bellona.
En nouant des partenariats avec Norrøna, l’Université de Tromsø, le Conseil des Lofoten et Blue Harvest Technology, Hauge affirme que la restauration est possible et peut apporter des bénéfices considérables, mais qu’elle nécessitera de l’innovation et des collaborations inédites afin de mettre au point des solutions ayant un véritable impact.
Le Centre pour la restauration marine (SMR) jouera un rôle moteur pour transformer l’une des plus grandes crises écosystémiques d’Europe en possibilités de développement économique tourné vers l’avenir dans le nord de la Norvège, tout en contribuant à la réalisation des objectifs nationaux en matière de climat et d’environnement. Le centre vise à accélérer et à coordonner la recherche, le développement technologique, le partage d’informations et la quantification des effets de la restauration. Le SMR constituera une infrastructure pouvant être utilisée par d’autres acteurs, notamment des chercheurs, des étudiants, des bénévoles, des jeunes entreprises et de grandes entités commerciales travaillant à l’élaboration de solutions tout au long de la chaîne de valeur. Le centre accordera également une attention stratégique particulière aux travaux de recherche et au développement technologique que Bellona et ses partenaires ont jugés essentiels pour permettre la mise en œuvre de solutions globales de restauration de la nature à grande échelle.
Nous nous réjouissons de contribuer à ces projets aux côtés de Bellona, en collaboration avec le milieu de la recherche de l’Université de Tromsø, le Conseil des Lofoten, notre partenaire technologique Blue Harvest Technologies, ainsi que d’autres futurs contributeurs.

